samedi 30 septembre 2023

Remise en état de la jauge à essence




Remise en état de la jauge à essence

Peugeot 203 de 1949

J'ai fait le plein pour la première fois et j'ai l'habitude d'en mettre jusqu'à ce que la gâchette s'arrête automatiquement donc à ras du réservoir. Je fais 20 Km pour rentrer et le lendemain, une forte odeur d'essence se fait sentir.
Pas de fuite donc, je soupçonne que la jauge est fuyarde.
Je dépose la plaque en bois, le couvercle rond et constate que c'est mouillé autour de la jauge.
Je la dépose et elle est pleine d'essence. Le flotteur et en liège et part en petits morceaux. Sa tige et prête à casser car rongée par la rouille.
En y regardant de plus prés, le corps est percé par un trou de 4mm environ.
Je pense que c'est pas réparable mais me souviens que dans mon stock de pièces provenant d'un garage Renault, il y a une jauge avec un flotteur en plastique provenant d'une 4L sans doute.
Le flotteur et la tige font la même taille et j'arrive à les déposer de leur jauge.
Il faut maintenant démonter celle de la 203.
J'enlève la résistance en ne la cassant que juste un peu et je la ressoude sans problèmes.
La partie mobile se dévisse de sur l'axe et je peux sortir cet axe pourri.


Je passe la nouvelle tige dans le trou et c'est parfaitement le même diamètre. Je la forme pour qu'elle ait la même longueur que l'ancienne.
J'ai rebouché le trou avec du mastic époxy que je fais durcir au décapeur thermique. Je la trempe dans l'essence un moment pour voir si ça tient et rien ne se passe.
Je remonte l'ensemble, confectionne un joint neuf et la rebranche.

Je teste le fonctionnement avant de l'introduire dans le réservoir et tout va dans le bon sens.
Je refixe tout et remue l'auto dans tous les sens. Rien ne coule mais j'ouvre à nouveau le couvercle pour contrôler. Il y a un peu d'essence dans le fond qui passe par l'axe du flotteur mais rien ne remonte plus haut.
J'ai fait 30km sans sentir d'odeur alors que mon réservoir est encore plein.
Demain, je dois faire presque 100km pour aller chez mon peintre donc, je devrais voir l'aiguille baisser un peu ou beaucoup.
Voilà un truc que je n'avais jamais opéré et je crois que je vais jeter un œil à celle de mon autre 203 qui sent aussi quand je fais le plein.

vendredi 29 septembre 2023

Les ornements et tout ce qui brille.

 Les ornements et tout ce qui brille

Peugeot 203 de 1949

L'auto est chez mon peintre depuis samedi. Elle a fait les 95km sans soucis et en ne faisant que un arrêt juste pour lire la carte.
Pas de fuites ni de bruits bizarres et je trouve qu'elle roule très bien car elle tient bien en 4eme dans les côtes du vignoble Champenois.
En prévision du remontage fin mai, je me suis occupé de faire briller les chromes.
J'avais acheté au salon de Reims, un kit de polissage à adapter sur la perceuse et deux tubes de produit décapant et polissant.
Le travail est aisé car c'est ma vielle perceuse qui frotte et il suffit de présenter les pièces sans trop forcer. Il y a trois disques de souplesse différentes et trois pains de pâtes adaptés à chaque disque.
Je commence par la plus belle pièce, la lionne de capot. Celle-ci est en aluminium ce qui est très rare et c'est la seule que je connaisse pour le moment. Le disque le plus fin suffit et elle brille tout de suite.
Les logos de capot et de coffre sont en bon état et je n'insiste pas de trop pour ne pas user le chrome.
Les pontets de pare-chocs sont très marqués et ne possèdent plus de chrome du tout.
L'un d'eux a même une grosse rayure. Je meule la trace et poli avec le disque le plus dur. Puis le moyen et enfin le doux. Le résultat est surprenant et je me dis que si ils ne s'oxydent pas, ils resteront comme cela. On se voit dedans.
Ceux de la calandre sont plus ou moins beaux mais restent utilisables.
Les buttoirs de pare-chocs sont potables et proviennent de différentes sources (bourses ou sites d'enchères). Ils sont différents qu'ils soient devant ou derrière et j'ai eu de la chance car je les ai achetés au hasard et me suis aperçu de leur différence au montage.
Les lames de pare-chocs ont quelques traces mais rien de méchant.
Toutes les autres baguettes sont bien mais j'ai du en remplacer en prenant dans mon stock.
L'éclaireur de plaque arrière est très beau car trouvé chez un spécialiste du chromage à qui j'ai confié depuis, les cimiers d'ailes et les baguettes supérieures de la calandre.
Les enjoliveurs sont neufs et d'époque. Je les ai trouvé chez un particulier très sympathique qui connaît bien les 203 par l'intermédiaire d'un site de petites annonces. Nous avons parlé un bon moment au téléphone car c'est un passionné aussi.
Tout est rangé précieusement emballé dans des journaux en attente du remontage.
Entre temps, le ciel de toit est en préparation et il ne reste plus qu'à le coudre.
Les entourages de vitres sont en travaux de nettoyage et ajout de joints mais tout ceci, je vous le réserve pour la suite.

jeudi 28 septembre 2023

Les entourages de vitres

 Les entourages de vitres

Peugeot 203 de 1949


Toujours en prévision du remontage et pour savoir ce que je dois commander comme joints et autres pièces, je me suis intéressé aux entourages de vitre de portes et notamment à leurs joints et lèche vitres. Ceux-ci sont différents des modèles plus récents et aussi plus faciles à installer et à remplacer. Je garde un très mauvais souvenir de ceux de ma noire qui sont pincés.
Ceux-ci sont faits de feutrine fixée sur une bande de tôle qui a rouillé. Je doute que le système était très étanche car l'eau devait parvenir à passer au travers ce qui n'est pas grave car le fond des portières est percé pour évacuer l'eau mais si on peut être un peu plus étanche, cela ne sera que mieux.

Inutile donc de se fournir chez les spécialistes car ils n'ont que les modèles récent de montage.
En fouillant toujours dans mon stock de chez Renault, j'ai retrouvé un joint de porte de R11.
Il est constitué du genre de joint désiré. Il suffit de couper les parties intéressantes et la forme est idéale.
Voici le joint complet et la partie découpée à gauche.

Je fais sauter les rivets des anciens, nettoie au dégraissant et poli les entourages. Ils sont en inox et en bon état mais leur souplesse les rend très fragiles.
J'ai réussi à les rendre beaux sans les endommager. Je relie les deux bouts avec du scotche pour rendre l'ensemble un peu plus rigide.
Je découpe mes joints à la longueur plus 2mm pour pouvoir recouper au montage suivant l'épaisseur des coulisses de glace.
Je colle avec de la colle rapide et maintient avec des pince quelques temps.

J'ai assez de joint pour en faire six sur les huit mais les deux derniers sont équipés avec de la coulisse de glace que j'ai coupée et collée également.
Ces deux derniers seront installés à l'intérieur car moins exposés à la pluie.

Tout est rangé précieusement dans un carton en attente du remontage.

Comme toute la famille était en vacances, nous nous sommes penchés sur le ciel de toit.
Il est prêt aussi. 44€ d'alcantara et 4 heures de boulot en s'amusant et le voilà fini et rangé précieusement aussi. Même le chat a donné un petit coup de patte.








mardi 26 septembre 2023

La peinture

 La peinture 

Peugeot 203 de 1949


Après une longue période sans nouvelles, voici une grande évolution.
La peinture est terminée depuis fin août. Je l'ai rapatriée sur plateau un dimanche matin. Quelques petits oublis et une incompréhension au niveau des plaques d'immatriculation mais pas grand-chose à refaire.
Petit à petit, j'ai remonté les chromes et accessoires mais il fallait peindre les feux, les supports de pare choc et l'intérieur de ceux-ci. Le plus délicat était de recacher les anciens N° et toute cette zone sur le coffre. Avec le reste de peinture fourni, je me lance en camouflant comme le peintre m'avait indiqué pour ne pas faire de raccord franc. Ca s'est bien passé et j'ai enlevé le brouillard de peinture au polish.
Le remontage pouvait continuer après séchage. Un nouvel éclaireur de plaque, l'emblème de coffre et les pare chocs sont montés et elle est complète enfin comme elle était avant la peinture.
Il me reste à poser des joints de portes et de coffre ; des coulisses de glace neuves et reposer les ornements des tours de vitres. 












Remplacement d'un ressort de soupe sans déculasser

 Remplacement d'un ressort de soupe sans déculasser

Peugeot 203 e 1949

Salut à tous.
Si vous suivez ma restauration, vous savez que ma vielle n'a pas tourné pendant 30 ans et que les ressorts de soupape on tendance à casser.
Je ne suis pas sur que ce soit du à l'age mais je ne vois rien d'autre et je n'ai jamais eu ce soucis sur mon autre 203 qui a toujours tourné régulièrement.
J'ai découvert les deux premiers au moment de remettre le moteur en état donc pas de soucis pour l'échange car je déculassais mais dernièrement, j'en ai découvert un nouveau de cassé en cherchant pour quoi il y avait un bruit bizarre.
Je n'avais pas envie de déculasser et ai cherché des infos et astuces.
Le problème étant d'immobiliser la soupape concernée pour qu'elle ne descende pas au moment de compresser le ressort pour extraire les clavettes qui la maintiennent. De plus, il ne faut pas que la soupape tombe dans le cylindre une fois libre
Le coup de la ficelle dans le cylindre me parait facile. D'autres font ça avec de l'air comprimé mais il faut être sur de son coup.
Je teste la technique sur un moteur de secours qui me sert de banque de pièces.
Les puits de bougie sont longs et compliquent l'introduction de la ficelle alors, il faut s'aider d'un tube qui va passer par le trou de bougie et va guider la ficelle.
On fait des mouvements de bas en haut pour aider la ficelle à descendre dans le cylindre qui a son piston en bas. Quand ça ne descend plus, on tourne le moteur à la main pour tasser la ficelle et on remet en bas pour en enfiler encore. Au bout de plusieurs manipulations, la ficelle ne rentre plus et le moteur bloque à la main donc on peut essayer de pousser la soupape et elle est bien fixe. Il a fallu lui rentrer 2,5 m de cordelette de 5 mm environ.
Il faut fabriquer un outil qui fera levier entre la coupelle et une vis de rampe de culbuteurs.
C'est un bout de cornière percé et ouvert comme un lève soupapes.
Il suffit de faire levier et de retirer les clavettes avec un aimant.
Le gros ressort est récupéré et je remets les clavettes sur le petit ressort pour maintenir la soupape.
Je tourne le moteur à l'envers et récupère ma ficelle.
Il me reste à faire de même sur l'auto.
Dépose de la rampe de culbuteurs. Le fautif est au deuxième cylindre.
Introduction de la ficelle.
Un coup de levier et j'inverse mes deux ressorts facilement.
Il était bien cassé.
Je remonte la rampe et contrôle le réglage des culbuteurs.
Repose bougies et cache culbu et elle démarre sans faire aucun bruit suspect.
J'ai passé moins de deux heures en comptant le temps de récupérer le vieux moteur et de fabriquer les accessoires.
Voila, c'est simple à faire mais j'espère ne plus avoir à en remplacer.

Pour info et pour ceux qui ne connaissent pas ce moteur, Les soupapes n'ont pas de joints de queue.

lundi 25 septembre 2023

Joints de portes, coffre et toit ouvrant.

 Joints de portes, coffre et toit ouvrant.

Peugeot 203 de 1949

Après une commande de joints auprès de la société Auto 4A, je peux rendre l'auto étanche.
J'avais déjà collé les joints de porte et de montants qui me restaient en stock.
Les joints de porte ne sont pas ceux prévus à l'origine mais des joints rectangulaires ordinaires. Ceux d'origine ne me plaisent pas et ont un sens discutable.
Collage tout autour et en dessous à la colle néoprène assisté de pinces ne servant pas ce jour là.

Le joint de coffre est le même que celui des montants de porte.
Je dépose les habillages de portes et extrait les vitres pour nettoyer les restes de peinture. La pose des coulisses de glace est facile et celle des entourages de vitres aussi avec leurs lèches vitres de ma fabrication. Le plus délicat est de repasser la vitre par la fente mais en écartant un peu, ça passe sans abîmer les joints. C'est plus facile pour l'avant que pour l'arrière car on peut descendre plus la vitre mais tout retombe bien en place et manœuvre bien.


Il faut maintenant sortir le toit ouvrant et là, pas le droit à l'erreur. Il est guidé par des roulettes montées sur ressorts qui peuvent abîmer la peinture. Je réussi pas trop mal mais ne peut éviter un petit éclat sur un coin intérieur. J'installe les joints latéraux qui sont pincés par la tôle. Le joint arrière est en bon état et je le conserve en lui ajoutant un joint autocollant pour le plaquer au toit. Je colle le tissus identique au ciel de toit à venir et remonte le tout sur la voiture en insérant le gros joint de l'avant qui est pincé par la traverse ou se trouve la poignée.

Un samedi pluvieux me permet de tester l'étanchéité et par la même occasion, je lui fais une petite toilette. Tout est bien étanche même à la haute pression à part les coins de pare brise et de lunette arrière ce qui est un peu courant car leurs formes gardent l'eau et celle-ci finit par traverser. Je peaufinerais à l'aide de colle et de joint quand il fera bien sec. Pas question de monter le beau ciel de toit sur une passoire.
Au salon de Reims, j'ai acheté 4 poignées de porte chez Renel. Elles sont bien finies et n'ont pas posé de soucis pour l'installation.